Pour fêter leurs vingt ans, Yasmine et Leila décident de rendre visite au grand cinéphile et collectionneur M. Farouk pour découvrir un Liban qu’elles n’ont jamais connu. A la recherche d’un passé, engageant par le cinéma un véritable travail de mémoire, les deux héroïnes vont se plonger dans l’univers cinématographique international qui a contribué à dessiner, sur une quarantaine d’années, l’image d’une Beyrouth vedette.
En regard de la réalité de la guerre qui a détruit cette mémoire, la projection de ces films (sélectionnés parmi plus de 250) que s’approprient ces deux jeunes filles redonne à la ville un pan de son histoire, et par là aussi un peu d’espoir.

Distribution

Réalisation : Jocelyne Saab
Scénario : Roland-Pierre et Philippe Paringaux, Jocelyne Saab
Droits de diffusion : Nessim Ricardou-Saab
Image : Roby Breidi
Son : Pierre Bouvier, Donnadieu, Jean-Pierre Delorme
Assistant son : Mohab Cheznan, Gaël Sicot
Montage : Dominique Auvray, Isabelle Dedieu
Assistants réalisation : Jean Senis, Harès Basile, Michèle Tyan, Ghassan Koteit, Alain Saouma
Assistants image : Emmanuel Soyer, Cataline Kalman, Gilbert Nahas
Lumière : Joël Peysson
Assistants lumière : Jihad, Victor Hanna, Laurent Godineau
Machiniste : Victor Hanna
Direction artistique : Seta Khoubesserian, Cyn Farah
Directrice de production : Morabela Pachecco
Administratrice de production : Lucie Combarel
Assistants de production : Corinne Ejeil, Joumana Fehmi, Antoine Guillot, Maïssa Issa
Production : Jocelyne Saab
Production : Balcon Production (France), Hessischer Rundfunk Arte & Arte Strasbourg, Aleph Production (Beyrouth)
Distribution : Michèle Tyan, Myrna Maakaron, Pierre Chamassian, Nessim Ricardou, Emile Accar, Khodor Alaedine, Abou el Abed, Khaled el Sayed

Revue de presse

« Un va-et-vient entre le passé et le point d’interrogation sur l’avenir que les Libanais espèrent après seize années de conflit. »

La Croix, 11 avril 1995

« Beyrouth, une ‘star’ ? Propos ironique, amer, sur la ville qui fut l’un des plus grands mythes du Moyen-Orient. À vingt ans aujourd’hui, l’âge des deux guides, peut-on imaginer ? Capitale de l’artificiel, nourrie du pétrole des Émirats qui coule dans les banques, bordel colonial (ce fut une colonie française), vitrine factice d’un arrière-pays pauvre qui se coule au pied des buildings. Ce sont tous ces clichés que Jocelyne Saab, la réalisatrice libanaise, a réunis depuis les temps du muet jusqu’à aujourd’hui, avec une passion de cinéphile où se choquent les « cultures » française et orientale. Le faux, le clinquant d’un pays qui vit sur une bombe à retardement, le confessionnalisme, qui privilégie la minorité chrétienne au moment de la montée du nationalisme arabe. À l’ombre de Nasser […] Il y a un travail de mémoire. »

L’Humanité, 13 avril 1991

« La soirée commence heureusement avec un film de Jocelyne Saab qui intéressera et enchantera tous ceux qui n’ont pas renoncé à s’intéresser au Liban […] Deux jeunes filles, aussi jolies que piquantes, persuadent un vieil homme propriétaire de cinéma de leur montrer ses archives. Et c’est toute une histoire de la ville qui s’anime. Extraits des premiers films orientalistes, clichés et cartes postales, mélos à l’égyptienne ou tranches de séries B à l’américaine, films militants, propalestiniens des années 70, signes d’une crise profonde de la société. Des lieux, les anciens souks, le Grand Casino, le port de Byblos, la place des Canons, et des personnages. Insouciance et nostalgie. Car ces années heureuses ont fini en drame. »

TéléObs (Le Nouvel Observateur), 6 avril 1995

« Un documentaire assez décalé, surprenant dans la forme déroutant dans le contenu. […] Cette balade pleine de charme comblera les cinéphiles. »

Libération, 11 avril 1995